Affichage des articles dont le libellé est articles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est articles. Afficher tous les articles

Tunisie : L’entreprise s’initie à l’Intelligence économique


L’intelligence économique commence à s’incruster dans le paysage économique de la Tunisie. La concurrence mondiale s’exacerbant, l'importance de l'information économique et les enjeux de ce processus en termes de gain de compétitivité deviennent les principaux facteurs encourageant la Tunisie à investir massivement dans l’intelligence économique. L’un des fruits de cette initiative est le lancement du réseau tunisien de veille et de l’intelligence économique. Le réseau a été initié en 2009 et financé par le gouvernement suisse à hauteur de 300 mille dollars, a confirmé à Africanmanager, David Cordobes, administrateur en information commerciale au Centre Technique du Commerce International (CCI). Le réseau aura vocation à surveiller l’environnement des entreprises, la diminution des risques dans chacune des décisions à prendre et à agir en fonction de l’évolution de l’environnement. L’objectif capital est d’acquérir une capacité d’analyse rationnelle et anticipative des événements liés au commerce et au suivi des évolutions des tendances des marchés nationaux, internationaux et des divers secteurs économiques.

Projet de veille : les 6 erreurs à ne pas commettre


Le succès d’un projet de veille dépend de nombreux facteurs. Un bon ROI (Retour sur Investissement) est également impacté par plusieurs critères.

En effet, si le choix du logiciel reste un point essentiel, la prise en compte des composantes organisationnelles et humaines est cruciale.

Ainsi, on peut schématiquement distinguer 6 types d’erreurs communes rencontrées lors de la mise en place de projets de veille :
- Faire de la veille sans objectifs
- Un scope de veille beaucoup trop large
- Pas de process de motivation ou d’implication des équipes
- Des informations collectées inutilisées
- Une veille déconnectée du reste de l’organisation
- Un dispositif trop complexe

Business Intelligence à Ottawa

Sur son site, l’école de Gestion de l’Université d’Ottawa propose un recueil de liens vers différents descriptifs de lien vers des cours en Intelligence Economique(Competitive Intelligence…ou visiblement Business Intelligence puisque sur cet exemple cela ne semble pas si clair que ce que je croyais de faire la différence.) 

Pour mémoire en France on traduit généralement Intelligence Economique ou veille concurrentielle en Competitive Intelligence aors que Business Intelligence est plus souvent utilisé pour parler des outils décisionnels de type reporting sous Oracle ou autre… 

 structuration des cours, l’énoncée des contenus pourrait ou devrait servir d’exemple ou en tout cas de référence à toute personne décidant de construire une formation en intelligence économique. Ce sera en tout cas probablement plus utile que le référentiel de formation en Intelligence Economique. Par ailleurs, certains de ces cours proposent aussi des références web qu’il est bon de consulter comme sur la fiche descriptive du cours de CI de l’Université d’Ottawa ou bien encore des ouvrages récents à consulter comme pour l’Université de Pittsburgh.

Quelques liens de sites de référence en BI tirés du site de l’Université d’Ottawa :


Quelle perception François Hollande a-t-il de l’intelligence économique ?

francois hollande intelligence economique 150x150 Edito : Quelle perception François Hollande a t il de l’intelligence économique ? influence strategieComme ses prédécesseurs, le leader de la gauche française n’a pas utilisé pour l’instant cette expression dans ses discours de campagne. Ni François Mitterrand ne l’avait fait comme Président de la République, ni Lionel Jospin comme Premier Ministre. Si le PS a fait des efforts louables de réflexion sur les questions de la sécurité et les mesures à prendre dans le domaine de la police, il est pour l’instant aphone sur le sujet. Seule la fondation Jean Jaurès a pour l’instant abordé la question dans un des chapitres de son opuscule « Réformer les services de renseignement français » publié en mai 2011. Il existe pourtant au sein du PS des personnes qui essaient de sensibiliser la gauche comme le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national chargé de la sécurité au sein du PS et le jeune et brillant historien Floran Vadillo qui s’était fait connaître par une polémique sur la présidentialisation du renseignement et qui anime aujourd’hui des groupes de travail à ses côtés. Mais leur prise de position ancrée au domaine de la sécurité et du renseignement ne risque-t-elle pas de fausser les termes du débat ?

L’occasion manquée de la gauche au pouvoir
L’intelligence économique est née d’une volonté de hisser l’information au niveau de lecture de la stratégie et de l’analyse des rapports de force dans la compétition économique mondiale. La première à avoir compris cette nécessité fut un Premier Ministre de gauche, Madame Edith Cresson. Ce fut la première dans le monde politique à vouloir donner un sens à l’expression « rendre la France plus offensive » pour maintenir un cap de développement économique à la hauteur de ses problématiques d’emplois, de commerce extérieur, de création d’activités et de dynamisation des territoires. A l’époque, elle prêcha dans le désert et se heurta à un mur au sein du PS. On lui fit même le grief d’oser dialoguer à ce propos avec un ancien militant maoïste. Les chasseurs de « rouges », principalement basés au SGDN savaient au moins jouer leur rôle de chiens de garde, faute d’oser s’interroger sur les vulnérabilités réelles d’un système déjà vacillant sur ses bases économiques. La gauche ne se rendit même pas compte de cette occasion ratée. Elle avait pourtant toute la légitimité pour s’engager dans une voie nouvelle de par des revendications fondamentales sur la défense de l’emploi et la lutte contre le chômage. Au début des années 90, Edith Cresson avait compris que la situation économique de la France était déjà en train de se dégrader de manière inquiétante en particulier dans le domaine des échanges. Pour lutter contre cette tendance, elle voulut lancer une grande réforme structurelle en transformant Bercy en un MITI à la française (le très actif Ministère de l’Industrie et du Commerce du Japon).
Pari insensé que la haute administration de l’époque ne voulut pas relever et qu’elle considérait comme contraire à toutes ses traditions. En dépit de ce tir de barrage, Edith Cresson tenta l’impossible. L’information, autrement dit la démarche d’intelligence économique, devait être au cœur de la redéfinition de notre politique industrielle. Elle passa pour une farfelue. On lui rit au nez. De leur côté, les médias préférèrent s’attarder sur certaines de ses expressions maladroites comme lorsqu’elle compara les Japonais à un peuple de fourmis. C’était tellement plus facile de se moquer ainsi de la première femme Premier Ministre avec l’assentiment silencieux des caciques du PS. Le problème, c’est qu’elle avait raison. Edith Cresson, bien conseillée par Jean-Louis Levet, son chargé de mission à Matignon, avait évité le piège de sombrer dans un discours centré sur la sécurité. Elle pensa l’usage de l’information comme un des leviers majeurs du développement du siècle à venir. Cette orientation est commune à la ligne éditoriale des auteurs du rapport Martre sur l’intelligence économique.

Le piège récurrent du discours centré sur la sécurité
Le mot protection figure bien dans la définition donnée dans le rapport du Plan mais comme un rappel de prudence et non comme l’axe central d’une politique. En France, le monde des actifs et la société civile n’aiment pas se voir asséner le mot sécurité à toutes les sauces dès lors qu’il est associé au monde de l’économie. L’invitation à toujours plus de sécurité ne crée pas l’empathie mais suscite la méfiance (que cherche-t-on à cacher aux salariés, aux médias et aux juges ?), voire la répulsion (le monde éducatif œuvre pour l’épanouissement de l’individu et non pour la surveillance de ses activités). Les plus patriotes s’interrogent enfin sur la finalité même du mot sécurité pour définir le business plan, conquérir des marchés, et anticiper des politiques industrielles. La réponse nous est donnée par le résultat à une autre question : combien de directeurs de la sûreté ou de la sécurité figurent dans les comités exécutifs des grands groupes du CAC 40 ?

Ce constat appelle quelques commentaires.
Le mauvais voisinage entre les termes sécurité et information est propre à la France, à son Histoire et à sa culture. Ce n’est pas le cas des pays anglo-saxons ou même de l’Allemagne où l’expression « protection de l’économie » est associée officiellement avec « la lutte contre le sabotage économique ». Promotionner l’intelligence économique par la dialectique de la sécurité est une erreur car elle fige les comportements et ne permet pas de valoriser l’intelligence économique comme grille de lecture pour aller de l’avant et gagner des marchés hors de France. Ce piège récurrent en termes de langage mais aussi en termes de mode de pensée s’applique aussi au contexte intérieur. A la fin des années 2000, le Préfet Pautrat a eu raison de souligner le besoin de sécuriser les pôles de compétitivité. En revanche, la réflexion sur les industries de proximité non délocalisables et ancrées aux potentialités d’un territoire ne progresse que beaucoup trop lentement. Tout reste à faire dans ce domaine. Et l’intelligence économique est un excellent moyen d’approcher la question en sortant du cadre strictement sécuritaire. La France offensive souhaitée par François Hollande a besoin de points de repère sur ses victoires économiques et aussi sur ses défaites. Les expériences créatives d’emplois locaux en France ne sont pas très visibles par les remontées d’information traditionnelle (médias, CCI, unions patronales, syndicats interprofessionnels). Il est temps d’inventer de nouvelles grilles de lecture qui permettent au politique de pouvoir enfin inscrire à son programme électoral des priorités stratégiques qui ne se limitent pas aux sempiternelles annonces sur la relance de l’activité touristique et à l’implantation d’éoliennes.

L’intelligence économique est une réponse politiquement correcte
La France active a besoin de points de repère pour se mobiliser et aller de l’avant, à l’image de l’industrie française du ski qui exporte dans tous les pays où se développe une activité touristique hivernale de montagne. Les stratégies d’anticipation sont les grandes absentes du débat présidentiel 2012. Et pourtant elles sont positionnées au cœur de notre système industriel (potentialités marchandes des économies d’énergie générées par les innovations du BTP français, appui indispensable aux technologies de l’information développées dans l’hexagone et dont certaines sont plus performantes que Google, mise en exergue de l’expertise internationale d’EDF et d’ERDF dans la gestion des grands réseaux électriques…). Qui va enfin dire aux politiques que ce type de démarche peut leur rapporter des voix… Côté PS, on aimerait bien entendre la parole des sages sur le sujet. Celle d’Edith Cresson par exemple. Côté UMP, il serait temps qu’on lise plus attentivement ce qu’écrit le député du Tarn Bernard Carayon.

Paru dans  :  Edito,France Europe Puissances(02-11-2011 )

Pourquoi des Etats-Généraux de l’intelligence économique ?


L’intelligence économique a une vingtaine d’années d’existence. Cette démarche est encore jeune mais il nous a semblé utile de faire un bilan d’étape par l’organisation d’Etats généraux de l’IE. Cet évènement est d’autant plus légitime que se profilent à l’horizon des interrogations logiques sur l’évolution du concept (le passage d’une posture défensive à une posture offensive, la problématique de l’influence, la montée en puissance des opérations d’information, la professionnalisation des métiers de l’information).
L’évolution rapide du contexte international annonce des périodes difficiles. Il suffit de rappeler à ce propos quelques signaux forts :

Les langues fourchues de l’intelligence économique

Il faut de tout pour faire un monde. Frédéric Lepage, illustre plume de la liste veille, s’est-il  « pacsé » intellectuellement avec Franck Bullinge ? On pourrait le déduire du son de cloche commun qui découle de leur interprétation de l’affaire Renault. Ces deux personnages qui n’en font peut-être qu’un dans leur approche du monde n’existent que par leurs propos moralisateurs sur les écrits des uns et des autres. Mais en dehors du périmètre de leur crachoir virtuel, que veulent-ils nous faire comprendre ? Qu’il n’y a pas d’affaire Renault ? Rappelons pour principe à nos deux compères que la source de cette affaire n’est toujours pas connue et donc que personne (à part eux) ne sait pour l’instant ce qui a déclenché l’affaire Renault et pourquoi ? Certains journalistes ont réussi à cerner la raison qui a incité Renault à rendre l’affaire publique. Un employé de Renault connaît un journaliste de l’AFP et lui rapporte ce qui se passe en interne à savoir une enquête menée à l’encontre de salariés suspectés d’espionnage industriel. Le journaliste de l’AFP s’étonne de ne pas avoir d’éléments sur le sujet et entre contact officiellement avec les représentants de l’entreprise Renault. Les questions qu’il pose sont suffisamment précises pour inciter la direction de Renault à briser la loi du silence (pratique courante des entreprises lorsqu’elles sont confrontées à ce genre d’affaire).

L’intelligence économique au Sénégal

L’antenne du Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques, dirigée par Babacar Diallo, a organisé le jeudi 27 novembre à Dakar un séminaire sur l’intelligence économique. Cette manifestation est la première du genre en Afrique subsaharienne. Quelques tentatives d’ordre privé avaient été initiées ces dernières années notamment à partir de Paris sans aboutir à des résultats significatifs car il manquait l’implication d’un pays africain au plus haut niveau de l’Etat. Le Sénégal est donc le premier pays d’Afrique à avoir décidé d’entreprendre une réflexion sur sa sécurité économique et sur le développement de certaines activités économiques par le management de l’information. Les incidents avec les pêcheurs sud-coréens dans sa zone côtière, les risques liés à la crise financière et les attentes dans le domaine agricole ont sans doute été à la source de cette décision prise depuis quelques mois par le Président Abdoulaye Wade.

L’intelligence économique sur la sellette

Plusieurs affaires d’escroquerie à l’information auxquelles s’ajoutent les révélations faîtes dans l’ouvrage de l’ex-gendarme Patrick Baptendier ont amené les médias à se repencher sur les liaisons dangereuses entre le monde de l’intelligence économique et celui du renseignement privé. Cette confusion est logique compte tenu de la situation qui prévaut bien avant le rapport Martre. La première responsabilité de cette confusion incombe-t-elle à une partie des chefs d’entreprise qui appliquent une théorie de la valeur de l’information erronée mais tenace ? En effet, celle-ci repose sur le fait que la seule information utile est celle que nous cache le concurrent (état des inventions, bilan financier, portefeuille clientèle, liste des prospects commerciaux, évaluation de la propriété intellectuelle, cartographie des réseaux d’influence sur les marchés à conquérir). Cette trop forte focalisation sur le secret est justement le point de départ de la démarche d’intelligence économique.